MUNICIPALES 2026 : QUI DÉFENDRA LE COMMERCE DE PROXIMITÉ ? Chers collègues, A…
MUNICIPALES 2026 : QUI DÉFENDRA LE COMMERCE DE PROXIMITÉ ?
Chers collègues,
Après des fêtes qui semblent globalement avoir été un bon cru, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux à l’occasion de cette nouvelle année.
Si 2026 s’ouvre avec deux inquiétudes pour notre filière, la situation sanitaire dans nos élevages bovins d’une part, le risque de ratification de l’accord avec le Mercosur d’autre part, elle sera aussi une échéance politique importante pour nos centres-villes, quartiers, centres-bourgs et villages avec les élections municipales des 15 et 22 mars.
Alors que la campagne bat son plein, c’est le moment pour nous, artisans et commerçants de proximité, de nous faire entendre.
Sachons saisir cette occasion pour porter nos messages et rappeler aux candidats, à leurs colistiers et aux électeurs – en l’occurrence nos clients ! – qu’un centre-ville, un quartier, un bourg, un village sans boucherie-charcuterie, sans boulangerie, sans pharmacie, est voué à la mort.
À nous, artisans et commerçants, de rappeler à nos futurs maires et conseillers municipaux que sans soutien de leur part au cours des six prochaines années, ils porteront une grave responsabilité : la disparition de commerces, pourtant plébiscités par leurs électeurs.
En effet, chaque jour, des millions de Français poussent avec gourmandise nos portes à la recherche de produits de qualité, souvent uniques, d’un vrai service, de conseils…
Chez nous, pas de caisses automatiques où le client scanne lui-même ses courses ; nos commerces sont synonymes de lien social, et pour certaines personnes isolées, parfois le seul contact, le seul sourire, de la journée.
Pour les jeunes parents, venir chez nous, artisans et commerçants de proximité, c’est aussi une bonne occasion pour éduquer leurs enfants à l’alimentation, les initier au goût. Et pour leurs petits, l’opportunité rêvée de repartir avec une rondelle de saucisson ou une chouquette, à déguster sur le chemin de la maison…
Une fois qu’on a posé ce constat, que demande-t-on ?
D’abord, qu’on arrête de nous rendre la vie difficile et qu’on nous consulte.
Qu’on cesse de tout complexifier, à commencer par les règles de circulation et de stationnement.
Stop au délire bobo du centre-ville « 100 % piéton » ! Qu’on facilite l’accès de nos clients motorisés avec des places de parking gratuites, à proximité immédiate de nos commerces ! Un hypermarché en périphérie tolérerait-il que ses clients ne puissent pas se stationner ?
Stop aux travaux publics sur la voirie sans concertation préalable des artisans et commerçants… N’a-t-on pas notre mot à dire ?
Stop au casse-tête pour nos livreurs ! Ne peut-on pas leur faciliter la vie avec plus de souplesse et des aménagements dédiés ?
Bref, à tous ceux qui envisagent de s’investir pour leur ville en briguant la noble fonction de maire : montrez l’exemple une fois élus en allant à la rencontre des commerçants, pas seulement avant les élections, mais en les écoutant attentivement tout au long de l’année.
Il existe déjà des outils à votre disposition : managers de commerce, possibilité d’instaurer une taxe sur les friches commerciales (TFC) par délibération du conseil municipal… et nous en proposons d’autres avec nos collègues des métiers de l’alimentation de proximité, consultables sur le site de la CGAD.
Aux candidats aux municipales qui auront pris le temps de lire cet éditorial, rapprochez-vous dès à présent des artisans bouchers-charcutiers de votre commune et de la Fédération de la boucherie de votre département pour discuter ensemble des réelles améliorations à apporter à vos centres-villes, quartiers, centres-bourgs et villages dans les six prochaines années.
Nous comptons sur vous.
Bonne année 2026 à tous et vive le commerce de proximité !
Jean-François Guihard




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