Travail du 1er mai : réaction aux annonces du Gouvernement Au cours des dernièr…
Travail du 1er mai : réaction aux annonces du Gouvernement
Au cours des dernières semaines, le président de la Confédération Française de la Boucherie-Charcuterie-Traiteurs, Jean-François Guihard, s’est largement mobilisé pour permettre aux salariés des boucheries-charcuteries artisanales qui le souhaitent, et plus largement aux salariés des métiers de bouche volontaires, de travailler le 1er mai.
La CFBCT est d’ailleurs la première organisation professionnelle à avoir appelé les députés à se mobiliser en faveur de la proposition de loi, soumise à l’Assemblée nationale le 10 avril dernier, qui devait permettre aux salariés volontaires des commerces alimentaires de proximité de travailler tout en étant payé double.
Face au refus du Premier ministre de convoquer une commission mixte paritaire qui aurait dû permettre, avant le 1er mai 2026, d’aboutir enfin sur ce dossier, le Gouvernement a enterré la possibilité d’obtenir un cadre juridique clair avant le 1er mai 2026, préférant se soumettre aux injonctions des centrales syndicales et partis de gauche.
Cette après-midi, le Premier ministre, entouré des ministres du Travail, des PME, ainsi que des présidents des boulangers et des fleuristes, a annoncé qu’un projet de loi serait prochainement étudié en Conseil des ministres, avant d’être soumis au Parlement, afin de permettre aux salariés des seules boulangeries artisanales et fleuristes artisanaux de travailler le 1er mai sur la base du volontariat tout en étant payé double.
Le Premier ministre a précisé que les autres secteurs seraient reçus en juin et que le travail du 1er mai devra faire l’objet d’une négociation de branche. Une aberration alors que la nouvelle convention collective boucherie-poissonnerie, signée à l’unanimité par les partenaires sociaux, fait déjà mention de la possibilité de travailler le 1er mai.
Jean-François Guihard estime qu’il est inadmissible que le Gouvernement – après avoir reçu les centrales syndicales de salariés, puis les interprofessions patronales (CPME et U2P) – ait dialogué exclusivement avec les fédérations des boulangers et des fleuristes, dans le déni total de l’existence des autres organisations et branches professionnelles concernées (CFBCT, OPEF pour les poissonniers-écaillers, CNCT pour les charcutiers-traiteurs, FFF pour les fromagers, Saveur Commerce pour les primeurs, etc.)
Le cabinet du Premier ministre n’a, par ailleurs, donné suite à aucune de nos communications dont étaient également destinataires l’Elysée, le ministère des PME et celui du Travail. Dont acte.
Hier encore, le président Guihard s’est entretenu avec la directrice de cabinet et le conseiller travail de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, aux côtés de son homologue de l’OPEF, Silvère Moreau, afin que la voix des bouchers-charcutiers artisanaux et poissonniers artisanaux ne soit pas oubliée.
Le président Guihard a vivement dénoncé lors d’interviews sur France Info, Cnews, RTL… le choix délibéré de Matignon de ne dialoguer qu’avec le président des boulangers – par ailleurs président de la CGAD – et les représentants des fleuristes.
Face à cette décision intolérable, le président Guihard mettra à l’ordre du jour ce sujet lors de l’Assemblée générale de la CFBCT et invitera les présidents départementaux à s’exprimer. Il en fera de même lors de l’Assemblée générale de la CGAD le 12 mai prochain.
Le service juridique de la CFBCT fera parvenir à notre réseau dès lundi une note d’information afin de préciser le cadre juridique précis vous permettant d’exercer votre activité sereinement le 1er mai 2026.
Quoi qu’il en soit, la CFBCT n’entend pas en rester là et défendra chaque adhérent en cas de contrôle de l’inspection du travail.
Un communiqué de presse co-signé avec l’OPEF a par ailleurs été adressé aux journalistes.




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